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16 mai 2016

La convergence de l'entreprise avec le design d'interaction n'est plus optionnelle ! Une école l'a bien compris.

Si le 19e siècle fût le siècle des ingénieurs et le 20e siècle celui des marketeurs, le 21e siècle est celui des designers, explique Dominique Sciamma, Directeur de Strate - Ecole de Design.
Il y a encore peu de temps, toutes les entreprises qui étaient impliquées par la notion de conception s’intéressaient essentiellement à la conception de produit. Aujourd’hui, la transformation numérique du monde amène les designers et les ingénieurs à concevoir non plus des produits mais, l’expérience de ce produit. Le nouvel objet du design et de la production est l’interaction. 
Le design est un processus de conception traditionnellement centré sur l'humain. C'est pour cela que le designer sera le métier emblématique du 21e siècle. L’entreprise qui se penche sur ce que l’utilisateur pense, vie, aime, désir, est une entreprise qui prend les mêmes chemins que ceux emprunter par le designer.
Les technologies de rupture investissent notre quotidien : imprimante 3D, réalité augmentée, hologramme, robotique, objets connectés... Les méthodes UX actuelles vont devoir évoluer pour répondre au design d'une relation plus complexe que nos simples interfaces actuelles.
Enfin, l’entrepreneur du 21e siècle, en raison d'une concurrence de plus en plus forte et d'un bouleversement technologique de plus en plus rapide devra adopter le design d'interaction et s'attacher à le mettre au centre de ses processus de conception. 
C'est dans cette perspective éclairée que l'école de design STRATE a mis en place un nouveau Cursus, celui de Design 3D Experience. Je vous laisse découvrir plus concrètement mon propos avec cette vidéo :

28 févr. 2016

Psychologie cognitive, un trou dans la raquette UX

Un excellent outil UX est un outil qui nous permet de prévoir la capacité des futurs utilisateurs à se servir du produit ou du service que nous sommes en train d’élaborer. Dans le domaine de la prédiction, les travaux du prix Nobel, Daniel Kahneman bousculent nos idées reçues.
Après la lecture de l’article de Joseph C Lawrence intitulé « An alternative to Personas”, il m’a semblé important de creuser cette question. La recherche sur le fonctionnement de l'esprit humain évolue rapidement à travers des disciplines comme la Psychologie cognitive. Ces évolutions rendent perfectibles un grand nombre de petits «modèles» et parmi eux, ceux de l’UX. La curiosité doit nous pousser à nous interroger au sujet de ces évolutions afin d’appréhender les pistes d’amélioration de nos précieux outils d'aide à la conception.

L’illusion de validité :

Les méthodes UX sont toutes basés sur un certain nombre de postulat c'est-à-dire sur un certain nombre de principes non démontrés. Notamment, nous pensons spontanément que notre personnalité et nos comportements sont cohérents dans le temps et dans les différents contextes. Certes, nos humeurs peuvent fluctuer mais, nous pensons que notre personnalité rend nos comportements prévisibles. Cette attente exagérée de cohérence est une erreur courante. Nous sommes enclins à penser que le monde est plus prévisible qu'il ne l’est réellement, parce que notre mémoire maintient automatiquement et continuellement une histoire sur ce qui se passe, et parce que les règles de la mémoire ont tendance à rendre cette histoire la plus cohérente possible et à supprimer les alternatives.
La confiance que nous éprouvons quand nous faisons un jugement n’est pas une évaluation motivée par la probabilité. La confiance est un sentiment déterminé surtout par la cohérence de l'histoire et par la facilité avec laquelle elle vient à l'esprit, même si les preuves de sa véracité sont rares et peu fiables. Je vous invite à lire l’article de Daniel Kahneman : Don’t Blink! TheHazards of Confidence. Pour parler du phénomène, il emploi le nom de «illusion de validité".

Deux systèmes cognitifs : 

Dans son livre « Thinking,Fast and Slow », Daniel Kahneman ajoute que chacun d'entre nous fonctionnent avec deux systèmes cognitifs pour la prise de décision. La thèse principale est que le système 1 est caractérisé comme «rapide, automatique, fréquente, émotionnel, stéréotypé, inconscient», tandis que le système 2 est caractérisé comme «lent, laborieux, logique, analytique, conscient». Nous utilisons, tous, les deux systèmes mais, ce qui est important est que nous utilisons un système en particulier selon la façon dont l'information nous est présentée, et aussi en partie selon de notre environnement et notre état d'esprit.

L'épreuve de réalité :

Lors d’un récent projet, je me suis confronté à cette réalité. Nous devions élaborer une application mobile destinée aux parieurs hippiques. L’enjeu essentiel de notre démarche UX était de faire un produit qui permet aux parieurs d’avoir en quelques secondes toutes les informations qui sont nécessaires pour choisir son pari. Cette problématique est transposable à de nombreuses applications décisionnelles. Nous avons donc réfléchit et conçu un premier prototype que nous avons testé auprès de parieurs et avons construit petit à petit notre application, en alternant des phases de test utilisateurs avec des phases de développements. Une dizaine d’itérations ont été nécessaires pour réaliser la première version. Durant ces tests, le groupe de parieurs, avec qui nous travaillions, était enthousiaste au sujet de l’application. Pour eux, ils en étaient certains, cette application mobile allait rencontrer un succès important dans la mesure où elle correspondait parfaitement aux besoins de rapidité, d’information et de confort d’utilisation qu’un parieur pouvait rêver. Eh bien, ce ne fût pas le cas ! Depuis, nous avons analysé les raisons et trouvé un certain nombre de petites erreurs qui ont demandé quelques réaménagements de l’interface mais, le problème de fond n’étaient pas là. Nous avions oublié le fameux contexte émotionnel dont parle Daniel Kahneman. Nos parieurs n’ont pas du tout la même façon d’appréhender une application dans le contexte de tests utilisateurs que dans le contexte émotionnel très particulier dans lequel ils sont plongés lors de leurs paris. Nous leurs présentions des informations détaillées, très utiles rationnellement alors que leurs états émotionnels n’étaient pas en phase avec cette richesse d’information. Au lieu de cela, nous aurions dû présenter moins d'informations. Nous aurions dû présenter des indications très visuelles, réductrices certes mais, correspondantes au système 1 caractérisé comme «rapide, automatique, fréquente, émotionnel, stéréotypé, inconscient».

Le défi relever par l’UX, est de rapprocher les équipes projet, le plus près possible du réel. Il n’est pas question ici de jeter nos Personas, nos tests utilisateurs ou tout autre outil UX par la fenêtre mais, de prendre conscience qu’ils peuvent nous induire en erreur. Pour éviter cet écueil, il serait judicieux de les réexaminer. Car en fonction de l'heure et du lieu même où nos utilisateurs seront quand ils seront face à notre interface, il se pourrait qu’ils soient des personnes entièrement différentes et que leurs comportements ne soit pas ceux escomptés et testés. Les méthodes UX nous permettent d’éviter un grand nombre de problèmes utilisateurs mais, elles permettent d’appréhender qu’une seule dimension. Des nouveaux outils doivent être mis au point afin de tester les différentes dimensions cognitives. Seule une mise à l’épreuve dans la réalité semble-t-elle probante en la matière ?

13 févr. 2016

Découvrez les deux secrets d'une entreprise véritablement centrée clients !

Les projets centrés clients ne peuvent véritablement fonctionner sur du long terme, que si l'ensemble de l'entreprise pousse dans ce sens. C'est pour cela que si, parmi les méthodes UX, une série d'astuces permet d’insuffler le bon état d'esprit aux équipes, elles ne sont pas adaptée pour influer l'ensemble des strates de l'entreprise. Alors, centrer son entreprise sur le client... qu'est-ce que cela implique précisément ?
« En ce pauvre monde qui mérite d’être ménagé, il faut avancer pas à pas. Procédez selon les circonstances, et respectez les personnes. » (Charles De Gaulle)
Même si cela ne concerne pas directement le digital, dans cette conférence, Jean-François Zobrist illustre parfaitement les règles de management qui permettent à une entreprise de centrer, avec succès, toute son organisation sur le client. Vous allez être surpris par la belle leçon qu'il nous donne et qui vaut pour nous tous.
Les deux secrets de l'entreprise véritablement centrée clients ? Management par la confiance et amour du client !



Conférence « L’entreprise libérée : le management par la confiance. » Jean–François Zobrist

Voici quelques pépites choisies de la conférence « L’entreprise libérée : le management par la confiance. » Jean–François Zobrist (www.favi.com)
  • « Service RH = Service Rendre Heureux !!! »
  • 1 seul objectif : « Qu’est-ce que je peux faire de plus et de moins cher pour mes clients ? »
  • Pour éviter les blocages : « Faites sans dire que vous allez faire ». « Metaction : c’est l’action qui génère la réflexion qui débouche sur plus d’action. L’Anaction : la réflexion débouche sur la réflexion qui débouche sur rien du tout. Le syndrome Hollande, quoi … »
  • Éliminer les strates inutiles « Pas de chef de service, pas de tension, pas de problème ». « C’est la structure qui génère les problèmes »
  • Changer de logiciel : « La structure parle toujours de gagner des sous, c’est négatif. Faut baisser les coûts de 5%. Cela fait bander personne. Faire plus, PLUS, c’est génial. »
  • Ne cherchez jamais à améliorer l’existant, la structure passe son temps à améliorer l’existant. Laissez faire ceux qui sont directement impliqués dans l'action. »
  • « Un problème n’a pas une solution unique parfaite. La structure passe son temps en réunions pour faire des solutions uniques parfaites. La solution à un problème c’est une suite de solutions imparfaites. Et c’est la somme des solutions imparfaites qui finit par faire la solution parfaite. L’ouvrier les connait, les solutions parfaites. »
  • « Allez vers la confiance. » Plus de contrôle mais, vous pourriez penser que : « Faut pas déconner quand même. La confiance n’exclut pas le contrôle.» Réponse : « T’es marié toi ? Tu vas faire une expérience. Quand ta femme va chez le coiffeur, systématiquement, tu vas téléphoner chez le coiffeur pour savoir si elle est chez le coiffeur. Je peux t’assurer que dans six mois, t’es cocu.» Conclusion : On peut pas aller vers la confiance si on ne va pas jusqu’au bout. Quand vous démarrez vous ne pouvez pas arrêter. Si vous ralentissez, la structure bloque tout derrière, c’est foutu ! »
  •  « Tout système libertaire n’est libertaire que parce qu’il y a deux valeurs limites. Si je sors de ces limites, on est plus dans le système. Le couple, il y a deux valeurs limites : la fidélité (physique, morale, intellectuelle), le respect de l’autre (la gentillesse). Si vous sortez de ces limites, c’est plus un couple, c’est autre chose. Le système judéo-chrétien a deux valeurs limites, aime ton prochain comme toi-même et ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Tant qu’on est là-dedans, on est en accord avec la morale ou avec la religion. Le musulmans, c’est ‘il n’y a qu’un dieu et son nom est Allah, et c’est le respect de la tradition. Les ricains, c’est la liberté et le respect de la propriété. C’est la base de la démocratie…. »
  • Les deux valeurs limites dans la plupart de entreprises : Tout prévoir, zéro risque. « Nous, nos valeurs limites : l’homme est bon. Parce que l’homme c’est le seul mammifère placentaire qui respecte les vieux, qui les,soigne, qui soigne les blessés, qui soigne les malades, le seul. L’homme est foncièrement bon. Et nous on a fait le pari que l’homme est bon. Aucun contrôle. On ne contrôle ni les prix de revient, ni les temps, rien, rien, rien. Tout contrôle est détruit. Toute personne qui fait un contrôle, on la recase ailleurs. Et l’autre limite, c’est l’amour du client. Quoi qu’on fasse, il faut que ça serve l’amour d’un client, interne ou externe. 
  • Éliminer tous les papiers qui ne concernent pas le client, cela représente 80% des papiers, On échange des chiffres, on reçoit des tableaux de bord mais, il n'y a pas le client derrière,…  
  • Et il faut un rêve partagé. Et nous, notre rêve partagé, c’est le village. Toujours plus et moins cher pour mon client et dans ce village. ». « Un beau rêve partagé, ça doit commencer par ‘merde’. C’est simple tout ça, c’est pas des grandes phrases. »
  • « Les valeurs limites, il en faut que deux. Trois c’est cul de sac, quatre, c’est un parc. Quand on a un parc et on fait des moutons. 
  • « Est-ce qu’il faut accepter le droit à l’erreur ? Le seul fait de se poser la question fait que l’on connait qui a fait l’erreur. Pour moi, l’erreur est collective. Si quelqu’un fait une erreur, c’est que ça vient du système, de la structure, donc moi [le patron]. Je me suis jamais posé la question quand il y avait un problème de savoir qui avait fait le problème. »
  • « Les primes, c’est un os qu’on donne à un chien. T’as été gentil, je te donne un os. Comment voulez-vous motiver les gens avec des primes. 
  • Une augmentation, c’est une preuve de confiance ». « Management , ça vient du français ‘ménager’, c'est-à-dire manipuler en ménageant. »
  • « Prôner sans organiser. On passe son temps à organiser sans prôner. Prôner sans organiser. Laissez les gens s’auto-organiser. C’est stupide d’organiser. Mais prôner au moins. Expliquez aux gens, motivez. »
  • « Innovez ! Quand on recherche, on trouve ce que l’on a cherché. Quand on innove, on trouve quelque chose qu’on a pas cherché. Moi, l’innovation ça a été de faire la corrélation ‘performance = bonheur’ qui est une innovation. »

7 janv. 2016

Recherche participants pour une enquête sur « l’acceptabilité des objets connectés » !

Dans le cadre de son doctorat en Marketing à l'université de Toulouse, Elodie Attie recherche des participants pour son enquête sur « l’acceptabilité des objets connectés ».

Si, vous lisez ce message avant le 22 janvier 2016, si, vous utilisez des objets connectés et si, vous avez 15 petite minutes alors cela se passe là ==> http://goo.gl/forms/CQpDiRhqK6.

Merci de diffuser ce billet à un maximum de personnes (pro ou privés) autour de vous qui possèdent des objets connectés.
Les résultats de l’enquête seront publiés dans un article d’un N° spécial de Journal of Marketing Management.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, ci-joint la présentation du mémoire de M2 recherche présenté par Elodie Attie (PhD student) & Lars Meyer-Waarden (Full Professor in Marketing) lors des Journées d’étude le 5 novembre 2015 organisée par Christophe Benavent (Université Nanterre) sur l’Adoption et Appropriation des IoT.

18 déc. 2015

UX super-hero : Tendances 2016


http://en.dailysocial.id/post/ux-design-is-not-a-one-man-show#

Pour certains, 2016 sera l'année où les deux lettres UX apparaîtront sur leurs profils Linkedin, pour d'autres, 2016 sera l'année où la conception d'interfaces s'uniformisera un peu plus, avec des modèles bien normées et un flat design qui au passage a aplati certaines imaginations. 
C'est l'année où la question rituelle sera : Quel est exactement le besoin utilisateur que vous essayez de résoudre en introduisant ce nouveau modèle d'interaction ?  
C'est aussi l'année où la réflexion ne se posera plus qu'en termes d'interfaces et d'écrans supplémentaires. Car, si l'utilisateur peut encore parfois, ouvrir cette application météo magnifiquement conçue, pour vérifier les prévisions, il est sûr en revanche que, la chose la plus utile que l'application puisse faire, serait de nous envoyer, une notification 15 minutes avant la pluie.
Une année où les gens voudront encore, comme le bon sens l'exige, faire qu'une seule chose à la fois et être guidés à travers un flux plutôt que d'être invité à choisir parmi plusieurs points de décision à chaque étape. Les gens aiment la commodité et la simplicité d'une expérience linéaire. Pas étonnant que les applications BPM (Business Process Management) sont ainsi, de plus en plus plébiscitées comme choix d'applications CRM.
Enfin, sous l'effet de températures particulièrement douces de cette fin d'année, les U et les X ont fleuri sur les titres des annonces d'emploi pour tout types de poste : UX ingénieur, UI / UX Designer, UX Architecte, UX front Ingénieur. Cela prouve que l'expérience utilisateur devient une préoccupante nécessité. Les entreprises auront bientôt toutes, au moins un professionnel en charge de superviser l'expérience utilisateur de ses produits et de ses services. De là à dire que l'UX viendra, en 2016, au secours du gouvernement pour lutter contre le chômage, il n'y a qu'un pas que je franchirai que sous l'injonction exclusive de mon super-héro préféré.

2 déc. 2015

Le Material Design, un bien et un mal...


Google vient de mettre en ligne, un recueil très concret de bonnes pratiques concernant la conception d'interface. Cette initiative intéressante est un pas sur la route d'une écriture universelle d'application mais, cette route appauvrie fatalement l'imaginaire de cette merveilleuse discipline.

La mauvaise idée
Beaucoup pense que l'empathie, cette magnifique capacité à se projeter mentalement dans la peau d'un autre, (en l’occurrence d'un utilisateur) suffira pour concevoir une application ou un site web. Mais, l'ensemble des composants d'une interface (icônes, couleurs, grille, ...), le nombre excessif d'étapes, les temps de chargement, les ruptures d'interfaces peuvent très rapidement perdre l'utilisateur. Ne comptez pas sur l'originalité de votre idée et sur son potentiel d'intérêt en terme de fonctionnalités pour, compenser le fait que l'utilisateur n'aura pas le temps, ni la motivation à consacrer pour comprendre l'utilisation de votre produit.

La solution : l'UX mais...
La solution pour éliminer ce risque est d'adopter une méthode de conception centrée utilisateurs mais, si vous n'avez pas les ressources, ni le goût à investir vos équipes autour des méthodes UX, le seul conseil habituellement donné est celui d'éliminer toute créativité. Copier les interfaces très connues et très utilisées. Ce n'est pas toujours simple surtout si votre projet apporte une nouveauté en terme de fonctionnalité mais, cela peut prévenir des grosses erreurs de conception même si cela ne garantie rien.
Pour vous donner un peu plus de chance, Google vient de créer un concept de design d'interface le "Materiel design".

Le Material Design  une tentative de design universel
Le Material Design est un ensemble de règles dictées par Google. Ces règles sont dédiées à la création l’interface pour les logiciels et les applications mobiles. Le but est de garantir un minimum de facilité d’utilisation aux interfaces avec un design unique et homogène. Le guide mis en ligne et réalisé par Google est bien fait et intéressant : https://www.google.com/design/spec/material-design/introduction.html.
Un grand nombre d'informations sont décrites d'une façon simple et utile pour tous les designers d'interface. Une bonne occasion de revisiter ses classiques. Cette tentative d'élaborer la Bible du design d'interface répond à la profusion d'applications mobiles et donc à la profusion d'interfaces avec une mauvaise utilisabilité. L'avenir nous dira si les professionnels qui travaillent sur la conception d'interface seront influencés par cette publication et en feront une tendance.

29 oct. 2015

Pour des Burger Menu bien digestes !

Le burger menu est une icône de navigation (☰) qui remplace, de plus en plus, sur les sites web, le menu texte présentant les différentes rubriques. Si le Burger, le Kebab, le Döner, le Bento ou le Meatballs Menu ont conquis les interfaces des applications, leur utilisation dans tout l'univers du digital fait-elle pour autant, l'unanimité chez les utilisateurs ?
C'est à cette question pertinente que tente de répondre cet article intelligemment assaisonné.
Bon appétit !



18 sept. 2015

Pelouse interdite ou l'UX piétiné

Voici une photo qui illustre parfaitement le risque pris par les projets digitaux lorsqu'ils ne prennent pas ou mal en compte l'expérience utilisateur.
Dans le cas présent, seules vos chaussures seront couvertes de boue les jours de pluie et il sera difficile de négocier à la baisse le coût d'entretien des pelouses. On pourrait suggérer d'installer un beau panneau PELOUSE INTERDITE et une petite clôture pour empêcher le passage et un gardien pour faire respecter l'interdiction. Cela justifiera pendant encore quelques temps la place de ceux qui sont à l'origine de la route ;-)


15 août 2015

Quelle place pour l'animation dans votre interface ?

Interface réalisée par Vitaly Rubtsov
L'animation pour les interfaces est souvent un point fort pour s'assurer l'adhésion des utilisateurs mais, cela constitue un vrai enjeu pour le projet, en terme d'investissement, un risque qu'il convient donc d'assurer lors de la conduite du projet.

La performance :
Les animations sont souvent gourmandes en poids et impact la performance. C'est sûrement pour cela qu'elles se retrouvent plus souvent dans les applications mobiles que sur les sites web ou sur les applications métiers. Cet aspect performance doit être analysé par les équipes MOE qui statueront selon l'architecture technique envisagée.

Evitez les chausse-trapes :
Dans le projet, les animations ne peuvent être conçues qu'à la fin et elles apparaissent alors, comme non indispensables dans la mesure où, l'interface est déjà validée comme efficiente. Ainsi, il important de déterminer dés le départ un budget spécifique à l'animation de l'interface, qu'il faudra s'efforcer le plus possible de préserver. Il est important également de garder en mémoire, un argumentaire bien structurer sur les avantages des animations pour vos utilisateurs afin, de rafraîchir la mémoire de ceux qui remettrait en question leurs utilités.

Gérer la conception avec une méthode Agile centrée utilisateurs :
Les animations jouent un rôle important dans l'utilisabilité et l'ergonomie en rendant explicite la navigation mais, dans le cadre d'une méthode Agile centrée utilisateurs, la création des animations d'une interface est autant portée par l'équipe formée par le designer graphique et les développeurs que par l'équipe formée par le PO, l'expert UX et l'ergonome.
Pour concevoir les animations, elles doivent être préalablement décrites au moyen de storyboards qui seront validés par toute l'équipe Agile avant leurs réalisations. Si possible, il est également préférable de réaliser une maquette animée, même succinctement, que l'on pourra tester auprès des utilisateurs.
En effet, une fois l'interface terminée, elle doit passer par l'épreuve des tests utilisateurs et tous les problèmes ergonomiques "importants" détectés entraîneront un coût supplémentaire pour réaliser les modifications et un retard pour le projet. De la même manière, une fois réalisée, il sera difficile de multiplier les modifications pour faire des variantes ou des améliorations. C'est sûrement pour cela que les interfaces savamment animées comme celle réalisée par Vitaly Rubtsov (UI/UX Designer travaillant en Ukraine) ci-dessus ou encore celle réalisée par Artem Borodynya (web designer à St Petersbourg en Russie) ci-dessous, ne sont pas encore légions.

Interface réalisée par Artem Borodvnva


10 août 2015

Pourquoi le Web Design est mort ?...

... Excellent titre porté par un article paru sur le magazine en ligne "UX Mag" et écrit par le concepteur UX d'origine chilienne, Sergio Nouvel. Il travaille en Amérique latine et il est également co-fondateur de Get on Board, une plateforme d'emploi pour les professionnels du digital.
Pour résumer son point de vue, nous pouvons dire que les changements d'usage concernant le digital, sont portés par les nouveaux supports sur lesquels les contenus numériques se sont invités et s'inviteront demain. Cela impacte en profondeur le web design (UI). Lire l'article.
Ce mouvement sonnent lentement le glas d'internet sur le traditionnel support Desktop et par conséquent, sonne également le glas du web design et de ses seules règles esthétiques sur lesquelles, il s'appuyait. Le web design ne peut plus tenir la place centrale mais, il s'inclut naturellement parmi l'éventail des compétences nécessaires à la conception d'interfaces comme l'UX et l'Ergonomie.
Ecoutez ci-dessous, la conversation entre Sergio Nouvel et UX magazine à ce sujet :



24 juin 2015

Teaser, une nouvelle application mobile pour découvrir les annonces des films à l'affiche au cinéma...

...mais, pas que ! Testez cette nouvelle application (uniquement disponible sur Apple store) et écrivez votre avis sur sa conception en commentaire de cet article. Cela aidera sûrement à la faire connaître... ou pas ;-).

17 mars 2015

Embarquez de l'UX dans votre voiture !

Les champs d'investigation de l'UX sont nombreux et la conception d'interface pour les navigateurs de bord est un domaine où beaucoup de choses restent encore à mettre au point. C'est en tous cas l'avis de Martin Oberhäuser à juger du dernier prototype sortit de son bureau d'étude éponyme basé à Hambourg.
Je partage avec lui cette étonnante constatation : pour quelques centaines d'Euros, nous pouvons placer des mini ordinateurs ultra puissants que sont nos smartphones dans nos poches mais, dans nos voitures, les outils GPS proposent une expérience utilisateur qui est loin d'être à la hauteur. Ils se sont donc attaqués à ce sujet. Leur interface propose des widgets qui peuvent être réarrangés sur une grille flexible. Les widgets sont disponibles en plusieurs tailles et peuvent ainsi être librement combinés pour une expérience utilisateur personnalisée. 
Pour Martin Oberhäuser et son équipe, ce concept en est encore qu'au stade de l'expérimentation. Il a été construit en quelques semaines comme un projet en parallèle de leurs dossiers. Chapeau à cette équipe qui propose souvent de très beaux projets. Ils leurs restes donc toute une phase de conception UX avec les automobilistes pour faire évoluer ce magnifique prototype. Je leur souhaite bonne route !

 

12 mars 2015

Fidélisation clients et caisse enregistreuse, un passionnant mariage de raison

Dans les faits, les restaurants et les salons de coiffure sont les plus friands des fonctionnalités qui autorisent une fidélisation optimale de la clientèle. Concrètement, la fidélisation par la caisse enregistreuse passe toujours par la création de comptes clients individualisés, entre autres. Mais la stratégie prospective va bien au-delà puisqu’à partir de ces comptes, l’on procède aisément à une segmentation clientèle, c’est-à-dire à la catégorisation de clients ayant des préférences similaires. Sans oublier la place des périphériques dans la fidélisation clientèle.

Les comptes clients individualisés
C’est d’abord une base de données qui retrace les flux de transactions des clients. Ces données renseignent sur la fréquence des transactions de chaque client, mais aussi et surtout sur les produits ou services qu’il achète le plus.
Les données évoluent évidemment au fur et à mesure que de nouvelles transactions sont effectuées. Le compte d’un client particulièrement fidèle n’est donc jamais statique mais évolutif.
Pour déterminer les clients bénéficiaires d’offres promotionnelles, un restau ou un salon de coiffure s’en tiennent aux statistiques des comptes.
Mieux encore, le compte client individualisé est la meilleure arme de segmentation clientèle via une caisse enregistreuse tactile. L’expérience nous apprend d’ailleurs que prospecter tout le monde, c’est prospecter personne. Par la segmentation clientèle, on cerne mieux les besoins des clients.
Comme pour la newsletter d’un site e-commerce, une facturation périodique (généralement tous les mois) est aussi possible avec certains logiciels de caisse enregistreuse.

Anticiper pour mieux satisfaire les attentes des clients
Les données de ces comptes clients s’imbriquent fortement avec d’autres données de la caisse enregistreuse, entre autres l’état du stock.
La segmentation clientèle permet de cerner les priorités de la boutique. Ces priorités sont déterminées en fonction des préférences des clients.
La segmentation clientèle peut se faire cumulativement et/ou alternativement en fonction du sexe, de la tranche d’âges ou en fonction des périodes de l’année. Par exemple, quels sont les produits les plus demandés pendant une période X ou Y ?
Bien évidemment, l’anticipation commence toujours par une véritable étude de l’état du marché. On doit répondre à la traditionnelle question : pourquoi telle ou telle catégorie de clients achèterait chez et non ailleurs ?
L’étude de marché se fait, pour l’essentiel, sur le terrain (au sens propre de l’expression) mais également à l’aide de la caisse enregistreuse, ou plus précisément des comptes clients. Avec les coordonnées des clients, on peut les fidéliser par la facturation périodique, l’envoi de mails ou de texto depuis la caisse pour les tenir informés de nouveaux produits.

13 févr. 2015

Tout l'UX en deux jours !

Revoilà un rassemblement dans le monde de l'UX qu'il ne faut pas manquer ! Au cœur de la capitale, va se tenir les Flupa UX-Day, un nom un peu barbare qui désigne deux journées de rencontres, de conférences et d'ateliers autours des méthodes centrées utilisateurs. Que du bonheur !
Depuis 2012, cet événement permet au professionnel de l'UX d'échanger sur leurs expériences, 210 personnes plus exactement en 2014.
Certes, cela aura lieu en pleine semaine (jeudi 11 et vendredi 12 juin), certes le prix pour participer aux ateliers et aux conférences est un peu élevé mais, passé ces barrières, c'est une belle occasion de rencontrer le petit monde de l'UX dont les membres actifs se doivent de dynamiser leur sujet en échangeant leurs expériences et leurs bonnes pratiques... non ?

Le programme 2015 :
• l’expérience utilisateur
• l’ergonomie des smartphones et des tablettes tactiles
• la conception ergonomique et l’agilité
• l’émergence de la gestural interaction
• la persuasion technologique
• l’ergonomie au service de l’innovation
• le e-learning et les serious games
• et tout autre sujet relatif à l’UX…

Je vous invite à faire un tour sur le site : FLUPA UX-Day 2015 et pour les plus impatients, de s'inscrire.
Si vous avez envie de partager plus largement sur votre métier, vous pouvez également faire une demande pour être Orateur.