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28 oct. 2011

Et si, le "social media" était une vraie occasion de dynamiser votre offre sur le marché !

"Messie mais non" de Fabien Salé - Artiste plasticien
Vous l'aurez remarqué comme moi : les réseaux sociaux sont le sujet n°1 sur la toile. Avec toute cette information, les chefs d'entreprise ou les directeurs marketing ne peuvent plus ignorer l'impact des réseaux sociaux sur la décision du consommateur à acheter ou non leurs produits ou services, que cela soit en ligne ou en magasin. Pour peu que l'on y réfléchisse, on s'aperçoit rapidement que les réseaux sociaux, avec l'omniprésence prise par le numérique, obligent les dirigeants, non pas à concevoir une stratégie "social media", mais à redéfinir leurs stratégies d’entreprise.
Parler d’une stratégie "social media" est un contresens. Les médias sociaux ne sont pas uniquement du ressort de la communication car il y a d'autres enjeux. Seule une stratégie d’entreprise, et non pas seulement marketing, peut donner au "social media" les succès qu'on lui attribue. Les schémas classiques ne fonctionnent pas. Une preuve parmi d'autres : la course aux "fans", sur Facebook, s’est rapidement heurtée à la différence de culture entre les médias de masse (avec sa course au plus grand nombre de contacts possibles) et la nature "affinitaire" des médias sociaux. Il vaut mieux parler de manière ciblée à 10 personnes - qui seront plus à même de relayer votre message - qu'à 1000 personnes qui n'ont pas d'intérêt dans votre marque. Aujourd’hui, bon nombre de fans se désabonnent car, plus de la moitié (57 %) des personnes (enquête IBM) affirment que la principale raison pour laquelle ils “suivent une marque” sur un réseau social est la perspective de recevoir des échantillons de produits ou de bénéficier de réductions.   
Certes, il y a de nombreuses initiatives bien ficelées comme celle de la SNCF avec son application de "social commerce" sur Facebook. Elle permet de faciliter l'organisation d'un voyage à plusieurs (voir la vidéo de promotion.). Ce type de réalisation joue un rôle de plus en plus important dans le budget "com" mais, cela ne remplace pas les changements qui doivent impliquer l’organisation et le management de l’entreprise. Pourquoi ? Parce que les médias sociaux sont avant tout des relations humaines. Ainsi, l’automate que l’on a au bout du fil, le standardiste qui n’a pas de pouvoir de décision, ou le chargé de clientèle qui ne parle que de ses produits, sont des déclencheurs de frustrations et le point de départ de messages négatifs véhiculés par les média sociaux. Avec son smartphone, le client a aujourd'hui un accès à l'information et aux offres concurrentes immédiat. Il faut pouvoir lui apporter des réponses rapides et pertinentes. Pour s'y adapter, l'entreprise doit repenser toutes ses dimensions opérationnelles. Concentrer les médias sociaux dans les mains d’un seul homme, le Community Manager, n’est pas la meilleure organisation à suivre.
Le client doit se situer au centre des schémas de l'entreprise et la marque doit d'être moins autocentrée sur ses produits. Mettre en œuvre une culture centrée sur le client n’est pas simple. L’entreprise se doit de mieux comprendre les attentes en répondant aux besoins souvent assez basiques auxquels nous nous heurtons dans nos vies. Comme l'écrit Dominique Turpin, président de l’IMD (International Institute for Management Development de Lausanne), dans son excellent article intitulé les cinq défis du marketing 2.0 : "La plupart des clients ne savent pas ce dont ils ont besoin. Personne n’a jamais écrit un e-mail à Steve Jobs pour lui annoncer qu’il lui fallait un iPad ou un iPhone. De même, très peu de CEO se posent la question de ce qui donne des maux de tête à leurs clients. Pourtant, c’est un bon point de départ. Si vous pouvez fournir un produit ou un service qui guérit les maux de tête de votre client, alors vous pouvez être sûr d’avoir emprunté la bonne voie." Ceux qui comprendront et pourront mettre en œuvre cette mutation prendront un avantage important sur leurs concurrents. Notre agence accompagne déjà certains de ses clients dans ce passionnant défi.

Kelplacement.com, un comparateur de produits financiers qui suit la tendance

La Home de Kelplacement.com
Très efficace, l'arrivée en septembre sur la toile du site Kelplacement.com permet de comparer des offres des produits financiers dit "structurés". Cependant, revers de la médaille, le site ne présente pas, à mon sens, assez de visibilité quant à ses critères d'analyse. Est-ce là le prix d'une accessibilité plus facile à l'information ?
Qu’est-ce qu’un produit structuré ?
Venant s’ajouter aux produits financiers standards comme les actions, les obligations ou les placements monétaires, un produit structuré est une association de plusieurs produits financiers qui offrent une fois réunis, un profil de rentabilité/risque amélioré.
La crise financière a rendu le particulier très frileux face au risque. La rentabilité - qui était jadis le critère de choix principal - est aujourd’hui détrônée par la recherche de produits financiers simples et peu risqués. De plus, le nombre des produits financiers disponibles sur le marché est énorme comparé à la capacité d’un particulier lambda à s’y retrouver. Même si la législation améliore les choses, la compréhension des produits financiers et surtout structurés reste difficile, l’information pas toujours accessible et les risques difficiles à évaluer correctement.
Dans ce contexte et sans trop de bruit, Fabien Waechter a mis sur la toile un site comparateur de produits financiers. F. Waechter avait déjà lancé, avec succès, une plateforme d’information à travers Lexbase, une société d’édition juridique online principalement axée sur le droit des affaires.
Avec kelplacement.com, cet entrepreneur signe une belle réalisation. Le site met en ligne un moteur comparatif de produits financiers. Son comparateur s’appuie sur un algorithme qui analyse les produits émis par l'ensemble des banques d'investissement opérant sur le territoire français. Aucune indication n'est donnée sur les critères utilisés pour la comparaison, mais dès le premier clic, l’internaute reçoit deux informations principales sous forme de note allant de 1 à 5 : la performance et la protection. Le deuxième clic permet d’accéder à la fiche du produit ; encore une fois, la simplicité est à l’honneur : un résumé de 15 lignes dresse un rapide portrait du produit. En dépit d'un effort pédagogique évident, le vocabulaire utilisé demande un peu de connaissance. Il est dommage que le nom du spécialiste qui a écrit ce texte ne soit pas cité. Si l'internaute veut en savoir plus, deux solutions lui sont proposées : une demande de rappel téléphonique ou une demande d’information qui permet de recevoir une information complète par e-mail. Là encore, l’internaute est relativement préservé : seul le nom et l’e-mail sont à renseigner.
Malgré un manque d'explication sur les critères d'attribution des notes et sur les spécialistes qui opèrent aux analyses, kelplacement.com devrait trouver son public car il est un outil très pratique pour les néophytes. Voir le site.

12 oct. 2011

À quoi bon un site corporate ?

Nouveau site corporate de la Mutuelle Bleue
Par définition, un site corporate parle de la marque. La marque... pour dire quoi ? La récente transformation du site corporate de la Mutuelle Bleue en site produit souligne encore une fois, l'abandon du rôle de la marque dans la relation client au profit d'un centrage exclusivement produit.
Certes, la marque est un sujet encombrant pour les directions marketing car, elle est généralement l'expression des directions générales. Ces dernières exercent plutôt leur pression sur les résultats du R.O.I.
De plus, dans le secteur des assurances et de la banque, bien souvent la réputation et la confiance semblait suffire et la fidélité faisait le reste. Mais, poussée par les medias sociaux et l'omniprésence du numérique, il est fort à parier que, dans un futur proche, la marque prendra un tout autre rôle stratégique dans l'e-marketing.
Transformer son site corporate en canal de distribution n'est pas toujours un exercice facile. Rejoignant beaucoup d'autres, la Mutuelle Bleue a donc transformé son site corporate en nouveau canal de distribution, avec l'adoption d'un ton résolument commercial. Le nouveau design est agréable, la navigation pratique mais, la promesse "devis immédiat" n'aboutit pas à un vrai devis en ligne et se cantonne à un rapide formulaire dont les datas sont visiblement envoyés à un commercial. Dans ce cas, il vaut mieux avertir l'internaute qu'il n'obtiendra pas de devis, sinon, on prend le risque de le froisser. J'ai donc reçu l'appel d'un commercial à la suite d'une demande pour une assurance habitation. Après un tas de questions pour établir son devis, seul un prix attractif pouvait faire la différence avec ses concurrents alors que j'avais besoin d'aide pour gérer la protection de mes objets de valeur avec, par exemple, les services d'experts pour les évaluer et/ou les photographier. Même payantes, la marque se doit de réussir à proposer des aides périphériques à son produit, de petites choses simples qui tissent des relations durables avec son client, tandis qu'un centrage exclusivement produit appauvrit l'offre et la rend fragile dans le temps. C'est précisément là qu'un site corporate doit prendre tout son rôle. Voir le site.

9 oct. 2011

Crédit agricole assurances - AG2R La Mondiale, une concurrence salutaire

Aidons les nôtres d'AG2R La Mondiale
Chacun de son côté, le Crédit agricole assurances et le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale, viennent d'investir le terrain de la dépendance avec deux choix d'action très différents.
Crédit agricole assurances a fait le choix de la TV. Du lundi au vendredi, le Crédit Agricole assurances diffuse sur la chaîne France 3 "La Minute des aidants". Ce programme court apporte des solutions pratiques à ceux qui s'occupent de personnes dépendantes.
AG2R La Mondiale a choisi une stratégie Internet à travers un site communautaire "Aidons les nôtres" lancé à l'occasion de la Journée nationale des aidants du 6 octobre. Le groupe de protection sociale y propose une partie communautaire qui permets aux personnes d'échanger des conseils et des astuces, et de l'autre, une partie magazine qui donne la parole aux médecins, aux spécialistes du Grand Âge, à des juristes ou à des coachs.
C'est parce que la raison d'être d'une entreprise consiste à la réalisation de profits, que la consommation responsable est vertueuse. Ce qui pousse l’engagement social des entreprises est l'influence que leurs réputations peuvent avoir sur les consommateurs. Au delà d'un problème d'image, les stratégies d'investissement dans ces domaines visent également d'autres objectifs : une lisibilité des valeurs de l'entreprise, une amélioration de son attractivité et de la fidélisation de ses employés et une augmentation son attractivité auprès des investisseurs. 
Alors si les motivations de Crédit Agricole et AG2R sont loin d'être désintéressées, les 4 millions de personnes en France qui aident les personnes dépendantes (familles ou bénévoles) penseront comme moi qu'il n'y a que le résultat qui compte. Découvrir le site d'AG2R La Mondiale.